Démonter un ascenseur : comment procède-t-on ?

19 décembre 2018

Démonter un ascenseur : comment procède-t-on ?

 

Responsable du Service Travaux, Carlos Nunez coordonne les équipes, mais pas seulement « Je me rends sur les chantiers dès que je le peux. Ça me permet de rester connecté à la réalité du terrain et puis surtout… J’aime l’ascenseur ». Ses équipes procèdent chaque année au démontage de plusieurs appareils. Cette étape précède généralement la mise en place d’un nouvel ascenseur, plus moderne et fonctionnel. Plus d’une dizaine de métiers sont ainsi mobilisés sur ces chantiers, qui revêtent un caractère plutôt atypique. Quelles en sont les motivations et les contraintes ?

 

Pourquoi démonter un ascenseur ?

 

C’est avant tout l’usure et la vétusté de leurs appareillages qui motive les syndics de copropriétés à demander la dépose et le remplacement de leurs ascenseurs. Les immeubles anciens sont naturellement les plus concernés par ce type de demandes. Les équipes Drieux-Combaluzier interviennent ainsi en majorité sur des bâtiments de style haussmannien.

Mécaniques bruyantes, pannes à répétition… Le parc d’ascenseur parisien est réputé vieillissant. Ainsi, 50% des 560 000 ascenseurs présents sur l’hexagone ont plus de 25 ans. Et pourtant, les demandes de dépose ne représentent qu’un tiers environ des chantiers menés par Drieux-Combaluzier. « La plupart du temps, les clients privilégient une modernisation des installations, sans procéder à la dépose totale de l’ascenseur » explique Carlos Nunez, Responsable Service Travaux chez Drieux-Combaluzier. « Dans ce cas, la machinerie, l’armoire de commande ou encore l’équipement de la cabine sont généralement démontés, afin de ne conserver que l’ossature originelle de l’appareil ».

 

 

En amont : une évaluation scientifique des risques

 

Avant toute dépose et reconstruction d’ascenseur, un travail préparatoire est indispensable, afin d’identifier et de réduire les risques éventuels pour le bâtiment et les équipes.

  • L’étude béton: menée par un architecte, elle permet de renseigner sur la nature des sols et de prévenir les risques éventuels pour la structure du bâtiment. Elle préconise le lieu idéal pour implanter la cuvette de l’ascenseur ainsi que la machinerie en cave. Elle est donc indispensable avant toute pénétration des planchers au RDC. Il est parfois nécessaire, en effet, de les renforcer.

 

  • L’état des lieux sur site: en amont de chaque chantier, le bureau d’études intervient sur le terrain afin de relever les contraintes existantes et anticiper toute difficulté potentielle. Il se charge ensuite de dessiner les plans du nouvel ascenseur. Pour en savoir plus sur le rôle central joué par le bureau d’études, consultez notre article dédié à ce sujet.

 

  • L’autorisation des Bâtiments de France : Drieux-Combaluzier intervient régulièrement sur des bâtiments classés ou situés à proximité d’un monument. Dans ce cas, une demande d’autorisation doit être envoyée aux architectes des bâtiments de France. Sans leur aval, il est impossible de réaliser les travaux de rénovation de l’ascenseur.

 

  • La protection du bâtiment : avant le démarrage des travaux, les équipes protègent la cage d’escalier et tout élément pouvant être exposé à des dommages lors du chantier. Un garde-corps est ensuite posé afin d’assurer la protection des usagers du bâtiment.

 

Nous l’évoquions plus haut, c’est la phase de maçonnerie, avec la pénétration des planchers qui représente l’étape la plus périlleuse pour un bâtiment, sur un chantier de ce type. Pour les équipes, c’est plutôt le montage du pylône de l’ascenseur qui constitue l’étape la plus risquée.  « Il s’agit d’une tâche assez physique, car nous manipulons alors de grandes tôles. Elle dure une quinzaine de jours » précise Carlos Nunez. Les Equipements de Protection Individuelle (EPI) permettent d’assurer la sécurité des techniciens sur le chantier, mais pas seulement : « Que ce soit à la maintenance ou au montage, tous nos corps de métier bénéficient de formations internes régulières ». Des dispositifs à découvrir dans notre article sur la sécurité des équipes.

 

 

Sur le chantier : 6 métiers se relaient

 

Contrairement aux idées reçues, le démontage d’un ascenseur n’est pas très long. Il s’étale généralement sur une semaine et requiert l’intervention de deux techniciens. C’est la construction du nouvel ascenseur qui nécessite ensuite plus de temps, au moins 2,5 mois. Cette durée est susceptible de varier en fonction des enjeux propres à chaque chantier. Pour mener à bien le projet, orchestré par un conducteur de travaux, de nombreux métiers se relaient sur le terrain :

  • La CAF se charge de démonter l’ascenseur déjà en place
  • Le maçon pose ensuite de nouvelles fondations
  • Le pylonnier se charge de mettre en place le pylône de l’ascenseur
  • Le rampiste construit une nouvelle rampe sur mesure
  • Le peintre-vitrier s’occupe des finitions de l’ascenseur

 

Les techniciens qui interviennent sur les chantiers sont passionnés et évoluent, pour la plupart, depuis de nombreuses années chez Drieux-Combaluzier : « 25 à 35 ans de maison pour la plupart », confirme Carlos Nunez.

L’étape la plus importante du chantier, c’est bien la pose des fondations et le montage de l’ascenseur pour Carlos Nunez. Cette étape peut durer de 10 jours à 1,5 mois, en fonction du nombre d’étages. Mais la satisfaction absolue ? « C’est d’appuyer sur le bouton et de voir arriver l’ascenseur ! »

Drieux-Combaluzier accompagne les propriétaires d’ascenseurs à chaque étape de leurs projets, du démontage à la construction, en passant par la modernisation et la maintenance des ascenseurs.

Pour obtenir plus d’information sur cet accompagnement, n’hésitez pas à prendre contact avec les équipes.

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