La Maison du Vitrail : entre tradition et création

05 juillet 2017

La Maison du Vitrail : entre tradition et création

La Maison du Vitrail, à Paris, crée et restaure des vitraux de toutes les époques. Œuvrant à la sauvegarde et à la revalorisation des architectures historiques, elle est amenée à intervenir sur des chantiers communs à Drieux-Combaluzier. Explications.

Nichée dans les faubourgs du XVe arrondissement de Paris, la Maison du Vitrail ouvre volontiers son atelier aux visiteurs. Autour de larges tables hautes et entre des dizaines d’échantillons et de panneaux de verre colorés et ouvragés, une douzaine de vitraillistes se concentre sur leurs tâches : découpe du verre, montage de joints en plomb, application d’une peinture, sablage, gravure à la pointe de diamant… Non loin, un peu à l’écart, deux fours attendent, ventre ouvert.

Le premier four est destiné au « fusing », la fusion de plusieurs couches de verre et de peinture qui donne naissance à des tableaux en verre comparables à des toiles de maîtres. Emmanuelle Andrieux-Lefèvre, maître verrier et fille des fondateurs de la Maison, Christiane et Philippe Andrieux, explique : « Les graphismes sont créés à la main, sur la base d’un verre blanc, sur lequel on applique autant de peintures et de lames de verre différentes qu’il en faut pour obtenir l’effet désiré. »

Pour parvenir à la stabilisation définitive du dessin et du relief, ces vitraux sont cuits pendant deux à trois jours à une température de 850°C. Le deuxième four, plus petit, est réservé aux lames de verre recouvertes seulement d’une couche de peinture : la cuisson, à 630°C, ne dure que deux heures. Selon la complexité du décor, la mise en peinture peut être réalisée en plusieurs étapes, et la pièce cuite à plusieurs reprises à cette température, autant de fois qu’il y a de couches de peinture.
L’atelier maîtrise à la fois la technique du vitrail au plomb et celle des joints « Tiffany », plus fins, réalisés avec un fil de cuivre soudé à l’étain.

CRÉATION ET RESTAURATION

À l’étage, se trouve l’espace destiné au dessin sur papier, première étape de la naissance d’un vitrail. « Nous figurons parmi les rares ateliers à faire encore de la création », confie Emmanuelle Andrieux-Lefèvre. Mais la Maison du Vitrail ne se contente pas de produire sur commande pour des artistes, des décorateurs et des particuliers. Elle contribue aussi activement à la restauration de vitraux dans des monuments historiques et des édifices anciens, en répondant à des appels d’offres et à des demandes d’architectes et d’administrateurs de biens.

La rencontre avec la société Drieux-Combaluzier s’est faite sur le chantier d’un immeuble haussmannien, près du Louvre. Les deux entreprises se sont retrouvées autour d’une passion commune : la préservation du patrimoine bâti. « Nous sommes souvent amenés à rénover des vitraux dans un hall ou une cage d’escalier, explique Emmanuelle Andrieux-Lefèvre. Sur un ascenseur, c’est plus rare, mais pas impossible ! »

“ L’espace destiné au dessin sur papier : première étape de la naissance d’un vitrail ”

6 000 M2 DE VERRES ANCIENS

Outre son savoir-faire d’exception, la Maison du Vitrail détient un stock de 18 000 m2 de verres soufflés à la bouche et teintés dans la masse, dont 6 000 m2 de verres anciens. Les feuilles de verre les plus anciennes datent de 1793. Un trésor soigneusement conservé, utile au remplacement de vitraux séculaires, cassés ou abîmés. Dernièrement, la Maison a restauré, à Paris, la coupole vitrée du siège de la BNP, boulevard des Italiens, les vitraux de l’église Notre-Dame du Liban, rue d’Ulm, la verrière de l’hôtel Vernet, dans le 8e arrondissement… Mais aussi une église au Cameroun et une chapelle à Tahiti. Créée en 1973, la Maison du Vitrail est devenue une référence internationale, détentrice du label Entreprise du patrimoine vivant (EPV). Elle propose des stages d’initiation et des formations professionnelles. La plupart des apprentis sont des adultes en reconversion professionnelle.

« C’est dommage que nous n’ayons pas plus de jeunes en formation, regrette Emmanuelle Andrieux-Lefèvre. Le vitrail est un métier de passion, qui allie créativité, rigueur, technique… Et qui demande une sensibilité, une fibre artistique et quelques connaissances en histoire de l’art. » Un métier ancestral qui a encore de l’avenir !

Contactez Drieux-Combaluzier

Pérenniser son ascenseur : les bonnes pratiques à transmettre aux usagers

Les pannes récurrentes d’un ascenseur peuvent mettre à rude épreuve les nerfs de ses usagers quotidiens. Pour éviter ces pannes, il convient d’utiliser votre ascenseur de manière raisonnée et de prêter une attention particulière aux différents mécanismes sensibles de l’appareil comme la cabine ou les portes. La charge maximale, la bonne fermeture des portes, ou […]

Lire la suite

La vétusté du parc d’ascenseurs français : une modernisation nécessaire (Partie 1)

D’après la Fédération Française des Ascenseurs, entre 11 à 12 000 ascenseurs neufs sont installés chaque année en France. Comme tout appareil, ils doivent régulièrement être révisés afin d’éviter le risque de vétusté. Pour assurer la sécurité de chaque passager, certains appareils doivent alors être modernisés. Comment reconnaît-on un ascenseur vétuste et quelle est la situation […]

Lire la suite

Drieux-Combaluzier : le taux d’appel le plus faible de Paris

Comprendre Drieux-Combaluzier passe également par quelques chiffrés clés afin de mettre en lumière le travail d’excellence de l’ascensoriste. Il faut dire que d’après la Fédération, 1 français sur 5 prend l’ascenseur chaque jour. Au total, ce sont 550 000 appareils qui assurent 100 millions de trajets quotidiens. Au vu de l’importance d’un ascenseur dans la […]

Lire la suite