Défi relevé à l’école des Beaux-Arts

02 novembre 2016

Défi relevé à l’école des Beaux-Arts

Depuis l’été dernier, l’École des Beaux-Arts de Paris est équipée d’ascenseurs tout neufs, signés Drieux- Combaluzier. Ils ont été installés dans le cadre d’un vaste plan de mise aux normes d’accessibilité aux handicapés.

L’École nationale supérieure des Beaux-Arts, à Paris, n’est pas seulement l’une des écoles d’art les plus prestigieuses du monde, ses cinq bâtiments, entourés par la Seine et la rue Bonaparte, non loin de l’église Saint-Germain-des-Prés, abritent aussi l’École d’architecture de Paris-Quai Malaquais et le Palais des Beaux-Arts, dédié à des expositions temporaires. Elle rassemble au total cinq bâtiments, classés monuments historiques, dont les styles se juxtaposent voire, parfois, se télescopent, en raison des six siècles d’architecture qui les séparent. Pour qui souhaite rénover cet ensemble de bâtisses, le défi est immense, tant les nécessités et les contraintes diffèrent d’un édifice à l’autre, du Palais des Loges élevé au 17e siècle au bâtiment Perret, construit par l’architecte éponyme à la moitié du 20e siècle.

De gros travaux en maçonnerie

C’est pour des raisons de mise aux normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (normes PMR) qu’il a été indispensable de faire installer des ascenseurs dans l’École. En juillet dernier, quatre ascenseurs et deux monte-charges conçus, fabriqués et installés par Drieux-Combaluzier, ont ainsi été mis en service, après deux ans de travaux. “ Ces travaux ont englobé toutes les modifications nécessaires à l’amélioration de l’accessibilité, commente Marc Farthouat, directeur logistique, sécurité et maintenance de l’École. Les plans de circulation et d’évacuation ont été entièrement revus. Nous avons fait ajouter des rampes d’accès, élargir des passages, éclaircir des cheminements. Mais les ascenseurs ont tout de même constitué la part la plus importante du projet ”. Pour permettre l’installation des ascenseurs, d’importants travaux en maçonnerie ont été réalisés en raison de modifications indispensables de structures : planchers, voûtes, murs porteurs… Des bureaux ont été déplacés, et des locaux administratifs, des caves et des chambres d’artistes parfois amputés d’une partie de leur surface au sol pour permettre la création des cages d’ascenseurs. “ J’avoue que le projet a parfois pris des allures de casse-tête, témoigne Alexandre Murienne, architecte des monuments historiques, car les bâtiments, construits à des époques différentes, s’enchevêtrent les uns dans les autres, ce qui ne facilitait pas naturellement la circulation et imposait donc des changements profonds. ”

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