“Nous n’intervenons que sur des ouvrages uniques”

16 mai 2019

“Nous n’intervenons que sur des ouvrages uniques”

Née au centre-ville de Rennes à la fin du XIXe siècle et très attachée à son berceau d’origine, l’entreprise de serrurerie Crézé est désormais installée à cinq minutes de la rocade de la ville. Toujours très ancrée dans la tradition des compagnons du devoir et du tour de France, elle emploie aujourd’hui une vingtaine de personnes. Rencontre avec Gaël Hardy, Président de cette entreprise qui multiplie les réalisations d’exception.

 

En quoi consiste l’activité de la société Crézé ?
GH : Notre activité est basée sur le métier traditionnel du serrurier. Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas celui qui se charge des serrures mais celui qui s’occupe de tous les ouvrages d’art métalliques qui ferment ou protègent un bâtiment, y compris les agencements extérieurs et intérieurs, jusqu’aux agencements urbains. Nous travaillons aussi bien l’acier que l’inox, le laiton, le bronze et le fer pur. Nous n’intervenons que pour des ouvrages uniques, en répondant à des marchés publics, ainsi qu’à des entreprises ou des particuliers. Ce qui nous intéresse, c’est le contenu des projets, la valeur ajoutée que nous pouvons y apporter et de quelle manière ils vont nourrir notre savoir-faire.

 

Travaillez-vous sur de nombreux ouvrages d’art ?
GH : Oui. Nous travaillons beaucoup sur le patrimoine bâti, soit en restauration, soit en réhabilitation. Nous collaborons souvent avec les Monuments historiques et nous réalisons également d’importantes créations très contemporaines imaginées par des architectes ou des designers et des artistes.

 

“Nous sommes intervenus dans une tour de luxe du quartier de Chelsea à Londres.”

 

Il semble que votre réputation dépasse les frontières de l’Hexagone…
GH : En nombre de clients, nous sommes très présents en Bretagne mais la majeure partie de notre chiffre d’affaires se fait en région parisienne. Nous travaillons également tous les ans à l’étranger, sur un ou deux projets “copieux”. Récemment, nous sommes intervenus au Luxembourg et à Londres, dans une tour de luxe du quartier de Chelsea.

 

Vous faites partie, comme Drieux-Combaluzier, des Entreprises du Patrimoine Vivant. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
GH : Nous avons reçu le label en 2016, sous la signature de M. Macron qui était encore ministre de l’Economie à l’époque. C’est d’abord une reconnaissance du savoir-faire particulier de l’entreprise. C’est également une possibilité d’échanges multiples avec de nombreuses entreprises de qualité. J’apprécie le fait de participer à des événements communs organisés autour du label. C’est également l’opportunité d’avoir quelques aides et soutiens dans notre visibilité à l’export. Et puis cela permet de participer, depuis trois ans, au Salon International du Patrimoine Culturel au Carrousel du Louvre, à Paris.

 

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